Qu’est-ce que l’infertilité (stérilité) ?

Qu’est-ce que l’infertilité (stérilité) ?

Qu’est-ce que l’infertilité (stérilité) ?

L’infertilité se définit par l’incapacité, chez une femme, à concevoir un enfant (tomber enceinte) après une période minimale de 13 mois de rapports sexuels réguliers et non protégés (ou 6 mois pour les individus de plus de 35 ans). Il convient de différencier les termes « infertilité » et « altération de la fécondité », ce dernier étant l’incapacité chez une femme à mener une grossesse à terme. Selon les estimations, plus de 15 % de la population de femmes dans le monde, âgées de 16 à 44 ans, souffrent d’une incapacité à concevoir un enfant. Au cours de ces 25 dernières années, le nombre de couples stériles au sein de la population mondiale n’a cessé d’augmenter de manière considérable. La baisse de la fécondité peut être attribuée à un ensemble de facteurs différents dont le plus important est le retard de la maternité. Prenons l’exemple d’un couple de moins de 32 ans, dont les deux partenaires sexuels présentent un système reproducteur fonctionnant normalement, celui-ci n’a que 25 % de chances de concevoir un enfant au cours d’un mois donné. Plus de 50 % des couples qui ont essayé d’avoir un enfant pendant au moins 6 mois concevront un enfant au cours de cette période, tandis que les autres devront recourir à une consultation médicale et à la procréation médicalement assistée.

L’aboutissement à une grossesse réussie dépend de l’interaction entre différents processus biologiques complexes liés à l’ovulation, à la fécondation, au développement du jeune embryon et, finalement, à l’implantation embryonnaire dans l’utérus.
La grossesse chez les humains se divise en trois trimestres. Le premier trimestre est associé au risque le plus élevé de fausse couche, principalement, en raison de la présence d’anomalies chromosomiques dans le jeune embryon en développement. Les grossesses non évolutives, avant la détection d’un rythme cardiaque à l’échographe (un battement de cœur confirmant la présence d’une grossesse clinique), sont interrompues par un processus biochimique (grossesse biochimique). Une analyse approfondie des données révèle que 25 % de l’ensemble des grossesses ayant été confirmées cliniquement aboutiront à une fausse couche, tandis que les grossesses biochimiques représentent 75 % des fausses couches précoces. Une grossesse qui atteint sa 12e semaine et dont une analyse médicale de l’état de santé de l’embryon confirme qu’il présente un faible niveau de risques présente 1 % de risque de fausse couche.
Chez environ un tiers des cas, la cause d’infertilité est liée à l’homme, bien qu’un taux identique soit imputable à des facteurs relatifs aux femmes. Les causes d’infertilité peuvent, également, toucher à la fois les hommes et les femmes (facteurs mixtes) (environ 30 %) ou dans de très rares cas, la cause n’est pas identifiée (moins de 2 %).