Bilan d’ infertilité chez la femme

Bilan d’ infertilité chez la femme

Bilan d’ infertilité chez la femme

Première consultation médicale en cas d’infertilité

Au cours de la première consultation, les informations suivantes sont abordées :

  • Antécédents médicaux, y compris maladies chroniques ou interventions chirurgicales antérieures ;
  • Utilisation de médicaments sur ordonnance
  • Consommation de caféine, alcool, tabac et drogues
  • Exposition éventuelle à des produits chimiques, substances toxiques ou rayonnements à la maison ou sur le lieu de travail
  • Fréquence des rapports sexuels
  • Utilisation d’une pilule contraceptive
  • Tout antécédent de maladies sexuellement transmissibles
  • Tout trouble associé aux rapports sexuels

Un bilan gynécologique plus approfondi sera réalisé par la suite :

  • Nombre de grossesses antérieures (grossesse(s) biochimique(s), fausse(s) couche(s) ou grossesse(s) à terme)
  • Schémas des cycles menstruels (p. ex. cycle régulier de 28 jours, cycle irrégulier ? etc.)
  • Saignements anormaux entre les cycles menstruels
  • Volume de perte de sang observé, durée des saignements, menstruations douloureuses et présence de douleurs lors des rapports sexuels, tout changement constaté au niveau de l’écoulement de sang ou l’apparition de gros caillots de sang
  • Moyens de contraception utilisés auparavant et durée d’utilisation
  • Tout suivi clinique dans d’autres établissements, y compris les interventions chirurgicales que vous avez pu subir

Bilan hormonal et tests d’ovulation

Une analyse du profil hormonal pour les hormones suivantes au Jour 2 ou 3 d’un cycle donné doit être réalisée pour évaluer la réserve ovarienne et le potentiel de fertilité. Des analyses doivent également être effectuées pour mettre en évidence une fonction thyroïdienne normale et toute inflammation pelvienne éventuelle.

  • FSH
  • LH
  • Taux d’œstradiol
  • AMH
  • Prolactin
  • TSH
  • Marqueur CA 125
  • Taux de progestérone (au jour 21 suivant la confirmation d’une ovulation)

Évaluation des organes reproducteurs

Échographie initiale

Le bilan du profil hormonal est suivi d’une échographie de base initiale destinée à évaluer l’état des ovaires. Ce bilan est réalisé de manière optimale au 5e jour du cycle menstruel et vise à déterminer le nombre de follicules antraux dans chaque ovaire et si les ovaires sont multifolliculaires ou polykystiques (clichés d’ovaires sains, multifolliculaires et OPK).

Normal

MultiFollicular

Polycystic

Une deuxième échographie doit être réalisée juste avant l’ovulation (au jour 12-13 pour les individus qui présentent un cycle menstruel normal), pour évaluer l’utérus dans sa totalité, y compris la présence éventuelle de fibromes et leur localisation dans l’utérus, la présence de polypes dans la muqueuse endométriale et la présence de toute masse annexielle (cliché de l’endomètre normal avant l’ovulation).

Normal endometrium before ovulation

Hystérosalpingographie (HSG)

Cet examen est réalisé après l’arrêt des saignements menstruels et vise à diagnostiquer la structure et la perméabilité des trompes, ainsi que les malformations utérines de type utérus cloisonné, bicorne ou unicorne, adhérences du tissu endométrial (c.-à-d. syndrome d’Asherman), adhérences du tissu cervical voire sténose. Cet examen radiographique utilise un colorant de contraste qui est injecté dans la cavité utérine via le canal cervical. La perméabilité d’une trompe de Fallope est confirmée lorsqu’on observe le liquide du milieu qui s’écoule librement dans la cavité abdominale. Si ce phénomène n’est pas observé, on pourra identifier la localisation de l’obstruction. Bien qu’il existe la notion selon laquelle une intervention chirurgicale pratiquée par un spécialiste permet d’ouvrir les trompes, en particulier lorsque l’obstruction des trompes est dite proximale. La plupart des experts du domaine pensent qu’il s’agit d’une solution provisoire au problème posé. La procédure est douloureuse pour la receveuse à qui l’on conseille de prendre des antalgiques avant et après cette procédure. Bien qu’en pratique courante les médecins ne prescrivent, généralement, pas d’antibiothérapie, leur prise permet toutefois de diminuer les risques d’une éventuelle infection due à la procédure.

Hystérosalpingosonographie de contraste (HyCoSy)

Cet examen permet non seulement de détecter une occlusion éventuelle des trompes de Fallope, et une transformation en hydrosalpinx, mais il permet également d’évaluer simultanément l’état de l’utérus, c.-à-d. sa taille, sa forme et ses contours et la présence d’excroissances musculaires bénignes (par exemple, polypes et/ou fibromes) qui peuvent déformer la cavité utérine et entraîner le risque de fausse couche précoce ou d’avortement spontané. Cette procédure est pratiquée à la clinique par un gynécologue spécialisé dans ce domaine qui utilise un échoguidage transvaginal en 3D/4D de pointe associé à un logiciel approprié. Le principe de cette technique ressemble à celui de l’HSG, bien qu’il existe des différences notoires entre les deux. Elle est, généralement, pratiquée à la fin des saignements menstruels et de préférence entre les jours 8 et 14 (avant l’ovulation) du cycle. Il est alors demandé à la patiente de limiter ses rapports sexuels non protégés ou d’utiliser des préservatifs pendant un mois précédant la procédure afin d’éviter toute grossesse éventuelle. Il est, également, conseillé d’effectuer un test de dépistage de l’infection à Chlamydia de routine avant la procédure afin d’éviter tout risque de propagation de l’infection. Il est demandé à la patiente de vider totalement sa vessie avant la procédure, puis le vagin est nettoyé à l’aide d’une solution antiseptique. Un cathéter fin et souple est introduit via le col de l’utérus jusqu’à ce qu’il atteigne l’orifice du col utérin et est maintenu en place entre un ballonnet gonflé. On introduit, ensuite, un produit de contraste échogène ou une solution à base de mousse est introduite, ensuite, pour remplir la cavité de l’utérus. Ce liquide s’écoulera à travers les trompes pendant que cette procédure est suivie en temps réel à l’écran de l’échographe. Il se peut que la receveuse ressente une légère gêne à ce moment-là et/ou par la suite, ce qui peut nécessiter l’utilisation de simples antalgiques. La procédure est assez rapide et les résultats peuvent être obtenus le jour-même. De légers écoulements blanchâtres/rosâtres peuvent apparaître au cours des prochaines 24 heures, mais ce symptôme est passager.

L’examen Hy.Co.SY est de qualité supérieure par rapport à l’HSG classique pour un ensemble de raisons dont les plus importantes sont présentées ci-dessous :

  • La patiente n’est pas exposée aux rayonnements, c.-à-d. aux rayons X
  • Le logiciel de l’échographe en 3D/4D utilisé permet des observations répétées de la procédure. Par conséquent, un diagnostic plus précis peut être posé
  • Il fournit une évaluation plus complète, car la cavité utérine et l’existence d’excroissances de tissus, telles que les polypes et les fibromes peuvent être enregistrées avec précision
  • Il provoque également moins de gêne pour la receveuse